Chute à vélo : comment remonter en selle ?

Dernière mise à jour : 13 juin

Faire une chute à vélo peut être assez traumatisant et on vous comprend ! Mais il ne faut pas vous laisser abattre et remonter en selle dès que possible ! Comment faire ? On vous explique !




Quel genre de blessure ?


Lorsque vous faites une chute à vélo ce n’est pas uniquement de votre faute, sachez-le. Beaucoup de cyclistes culpabilisent après être tombés, car ils pensent qu’ils auraient pu anticiper la chute, la collision ou l’accident. C’est peut-être vrai, mais vous n’avez pas à culpabiliser pour autant ! Vous serez plus vigilants la prochaine fois et c’est le plus important. Mais alors dans quelles circonstances pouvez-vous vous blesser à vélo ?


Pour un cycliste aguerri :

  • Les disparités de la route (trous, graisse, feuilles mortes…)

  • Un freinage brusque devant vous

  • Une collision entre votre roue avant et la roue arrière d’un cycliste devant

  • Vous êtes distrait et vous ne regardez pas devant vous

  • Un virage trop serré ou trop rapide

  • Vos pneus trop gonflés ou trop durs


Pour les cyclistes qui pratiquent seulement pour aller au travail :

  • Vous tentez d’éviter un obstacle

  • Vous échouez et entrez en collision avec l’obstacle

  • Vous glissez sur la route mouillée ou vous êtes déséquilibré

D’après la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) 70 % des chutes à vélo sont liées à ces trois éléments ci-dessus.



Lors d’une chute, vous pouvez vous faire tout un tas de blessures différentes :


Les blessures graves


Ces blessures nécessitent d’aller en urgence à l’hôpital :

  • Fracture de la clavicule

  • Fracture des côtes

  • Fracture du fémur

  • Fracture du scaphoïde

  • Contusions musculaires

  • Traumatismes genou et coude


Les blessures avec traumatisme


Il n’est pas rare qu’après être soigné d’une blessure plus au moins grave, des traumatismes physiques surviennent.


Ces blessures découlent généralement de chutes à vélo et nécessitent d’aller consulter un ostéopathe :

  • Un verrouillage du bassin ou de la hanche

  • Des douleurs cervico-dorsales lors de longues balades


Les blessures sans traumatisme

  • Douleur des ischio-jambiers

Blessure liée à un blocage du genou ou du bassin en rotation antérieure. Les douleurs se trouvent derrière la cuisse lorsque la jambe est tendue complètement.

  • Le syndrome rotulien

Blessure liée au frottement de l’articulation de la rotule avec le fémur. La douleur se trouve à l’avant du genou. Un réglage du vélo et une consultation chez un kiné/ostéopathe sont conseillés.

  • Tendinite du tendon rotulien

Blessure ligamentaire et liée à une trop forte sollicitation des quadriceps. Cette douleur apparait suite à : soit un défaut de réglage du vélo, soit un blocage du bassin en rotation postérieure qui entraîne une forte sollicitation des muscles antérieurs de la cuisse

  • Tendinite de la patte d’oie

Blessure liée à un excès de rotation externe du tibia qui, ainsi, étire trop les muscles de la patte d’oie. Elle arrive suite à un traumatisme comme ceux évoqués précédemment ou alors suite à un problème d’équipement. Les douleurs sont situées sur la partie interne du genou.

  • Syndrome de l’essuie-glace

Blessure liée au frottement du muscle T.F.L sur le fémur. Les douleurs apparaissent suite à un entrainement de longue durée et sont principalement sur les parties inférieures et externes du genou.

  • Les douleurs du rachis

Blessure liée à un blocage du bassin, des lombaires ou d’une vertèbre thoracique.



Des blessures uniquement physiques ?


Comme nous vous l’avons expliqué précédemment, chaque blessure nécessite un traitement particulier. Certaines sont si graves qu’il faut aller à l’hôpital d’urgence, d’autres comme les blessures avec ou sans traumatisme peuvent se régler chez un ostéopathe ou un kiné.


Cependant, après une chute ou une blessure, il faut, après avoir soigné celle-ci, apprendre à gérer son stress. Eh oui, lorsque le corps vit un événement traumatisant il est possible que vous soyez sujet au stress aigu ou post-traumatique. Cela peut arriver à tout le monde, à partir du moment où la personne est traumatisée par un événement. Bien sûr, il existe différents degrés de stress post-traumatique. Certains sont plus handicapants que d’autres et peuvent aller jusqu’à gâcher la vie de la victime, l’empêchant de vivre normalement.


La différence entre le stress aigu et le stress post-traumatique est leur durée. En effet, le stress aigu dure beaucoup moins longtemps qu’un stress post-traumatique, moins d’un mois, tandis que le deuxième peut durer plusieurs mois, voire des années chez certaines personnes.


Ce stress engendré après une chute peut provoquer :

  • Des insomnies

  • De l’irritabilité,

  • De l’isolement

  • De la peur (rationnelle ou non)

  • De la procrastination

Votre question est sûrement : comment s’en sortir ? La solution est simple, mais compliquée à mettre en pratique : il faut que vous parliez de vos émotions, de ce que vous ressentez, de vos angoisses, vos peurs… EXTÉRIORISEZ !


Promis cela vous fera du bien ! Cela ne concerne pas seulement ceux qui ont fait des chutes à vélo, mais tous ceux qui ont vécu des moments traumatisants plus au moins décisifs dans leur vie.


Appuyez-vous sur votre entourage, vos amis, votre famille, vos collègues et n’hésitez pas à aller voir un psychologue. Peut-être que vous vous dîtes que l’on va trop loin… Mais sachez que certains traumatismes peuvent en réveiller d’autres enfouis au plus profond de nous.



Refaire du vélo n'est pas impossible !


Pour vous aider à reprendre votre vélo, nous allons vous donner quelques astuces !

Pour commencer soyez bien assurés. En effet, une bonne assurance vous évitera une charge mentale énorme : celle de devoir payer les réparations de votre vélo ou de l’autre véhicule. Si vous avez un accident avec une voiture, que vous avez bien respecté le Code de la route pour cycliste, ainsi qu’effectué un constat, l’assurance prendra tout en charge.


En revanche, la plupart des accidents de cyclistes ont lieu lorsqu’ils sont seuls ou accompagnés d’autres cyclistes justement. La GAV (Garantie des Accidents de la Vie) peut ainsi être sollicitée pour vous aider à prendre en charge la perte de salaire potentielle si vous avez des jours d’arrêts de travail.


Maintenant, si c’est vous qui faites tomber un autre cycliste, votre assurance multirisque habitation paiera les dommages pour vous.

Enfin, si vous êtes détenteur d’un vélo électrique, il doit remplir 3 conditions pour être indemnisé :

  • L’assistance doit être couplée au pédalage.

  • L’assistance doit se stopper quand vous dépassez 25 km/h.

  • Le moteur ne doit pas excéder 250 watts.

Différentes solutions, autres que financières, existent également pour vous aider à remonter en selle :

  • Mieux s’équiper (avec du matériel ou des tenues réfléchissants par exemple)


Si vous voulez en savoir plus sur ce type de matériel, consultez notre article « Vivez, soyez vu ! ».

  • Changer de vélo pour passer à autre chose et mettre cet événement de côté

  • Essayer de comprendre comment l’accident a pu se produire (sans se torturer l’esprit non plus !)

  • Ne pas abandonner ! Rappelez-vous que c’est votre passion et cela vous permet de faire du sport. Chaque sport comporte ses risques !


Si vous voulez en savoir plus sur l'entretien des vélos électriques, consultez notre article : « À quelle fréquence doit-on entretenir son vélo électrique ? »


 

N’oubliez pas, en cas de problèmes techniques contactez un réparateur professionnel via notre application :