Vélo et gouvernement : qu'y a-t-il de prévu ?

Dernière mise à jour : 13 juin

Le vélo peut participer à un avenir meilleur dans une certaine mesure, étant donné qu'il ne pollue pas, ou peu s'il s'agit d'un vélo électrique. De ce fait, le gouvernement s'est penché sur la question et prévoit des mesures claires sur la mobilité électrique.


La mobilité électrique qu'est-ce que c'est ?


La mobilité électrique correspond à tous les véhicules électriques utilisés, comme les voitures électriques ou les vélos électriques. De nombreuses innovations ont lieu en ce moment même pour donner une plus grande performance et autonomie à ses moyens de transport. De plus, nous pouvons observer dans de nombreuses grandes villes comme Paris, des chargeurs disposés dans la rue.


L’État veut donc tout faire pour mettre en avant ces nouveaux engins performants et écologiques. Le problème climatique est un sujet brûlant et les gouvernements se font souvent reprochés de ne pas suffisamment agir pour empêcher le pire.

La France a donc décidé depuis 2018 de mettre en place des mesures précises avec certains objectifs en ce qui concerne les véhicules électriques, soit les vélos électriques par extension.


2018 : des mesures et aides mises en place par le gouvernement



En décembre 2020, déjà 51 154 km de pistes cyclables et de voies vertes ont été créées dans toute la France afin de faciliter l’utilisation du vélo classique ou électrique.


Quelques années auparavant, en 2018 plus précisément, l’État français avait mis en place « un Plan Vélo » pour aider à croître ce moyen de transport écologique. L’objectif était que d’ici à 2024, l’utilisation du vélo dans les déplacements quotidiens passe de 3 à 9 %, soit le triple. En effet, nous observons cette volonté du gouvernement d’augmenter la part du vélo dans notre vie quotidienne, car la moyenne mondiale est de 7 % et notre pays en est encore bien loin.


Le Plan Vélo, après avoir été menacé plusieurs fois, a finalement vu le jour en 2018 sous la direction du Ministre de l’Écologie François de Rugy. Le but n’était pas de « forcer, mais encourager l’utilisation du vélo ».


Voici quelques mesures de ce plan :

  • 350 millions d’euros répartis sur 7 ans pour aider les collectivités territoriales à construire des pistes cyclables (50 millions d’euros par an)

  • Améliorer la visibilité aux passages piétons

  • Généraliser les « sas vélo » aux feux de circulation

  • Construire des pistes cyclables à double sens dans les rues limitées à maximum 50 km/h


L’État avait donc prévu de favoriser l’usage du vélo et d’aider ses concitoyens à acheter un vélo électrique, à aller au travail par ce biais, mais aussi à lutter contre les vols de ces engins.


Favoriser l’usage du vélo


Un fonds a été créé afin de financer des infrastructures, comme des ponts et des tunnels, qui ont été construits au niveau des rocades ou échangeurs autoroutiers pour permettre l’utilisation du vélo sans danger. C’était le Fonds mobilités actives qui avait permis de financer ces installations. Les premiers projets ont vu le jour en septembre 2019.


L’État considère qu’il est important d’enseigner, dès le plus jeune âge aux enfants, une culture vélo. De ce fait, à partir de la primaire, un programme spécial appelé « savoir rouler » permet aux élèves d’apprendre à faire du vélo avant leur rentrée au collège.


De plus, le gouvernement français souhaitait intégrer le vélo dans le barème fiscal et prévoyait de faire participer les entreprises à la favorisation de l’usage du vélo. Celles-ci ont dû mettre à disposition des vélos pour leurs salariés.


Acheter un vélo


Les collectivités proposent déjà des aides à l’achat d’un VAE, mais vous pouvez aussi obtenir une aide de l’État qui peut aller jusqu’à 200 €. Pour en savoir plus, vous devez prendre connaissance de ces éléments auprès de votre commune, votre département ou votre région.


Aller au travail à vélo


Un « forfait mobilité durable » a été proposé dans le but d’augmenter l’utilisation du vélo pour aller au travail. Ce forfait est pris en charge par l’entreprise du cycliste sur la base d’un forfait annuel qui peut aller jusqu’à 400 € par mois et par salarié. Cette mesure est devenue obligatoire en 2020 dans la fonction publique, mais reste non obligatoire dans le privé. Ainsi, demandez à votre employeur si vous pourrez y avoir accès. Même si l’État promet au maximum 400 €, l’indemnité ne devrait pas excéder 200 € par mois, ce qui est déjà assez conséquent. Elle a remplacé l’indemnité kilométrique vélo.


Lutter contre le vol de vélos


Le nombre croissant de vols de vélos peut vous faire hésiter à en posséder un. En effet, 400 000 vélos ont été dérobés en 2017. Ainsi, l’État mettra en place des abris à vélo sécurisés près des gares. Tout ceci sera financé par les 100 millions d’euros octroyés au plan France Relance.


Aussi pour prévenir des vols de vélos, ceux-ci ont été obligés de s’immatriculer. Le marquage Bicycode® a donc été affilié. Ceci concerne d’abord les vélos neufs et ensuite viendra le tour des vélos d’occasion.


Stationnements sécurisés pour les vélos


L’État souhaitait aussi construire plus de parkings et stationnements sécurisés pour vélos. Ces infrastructures sont prévues pour 2024, d’abord dans les rues ainsi que dans les gares et pôles d’échanges.


Ensuite, la loi d’orientation des mobilités a consolidé ces stationnements sécurisés dans les habitations, les lieux de travail, les services publics et également les grands centres commerciaux.


Enfin, les différents programmes proposés par la SNCF et la FUB, respectivement « Espace multimodal augmenté » et « Alvéole », vont permettre aux territoires concernés par ces nouveaux stationnements de les financer et les créer.


Si vous voulez en savoir plus sur l'entretien des vélos électriques, consultez notre article : « Chute à vélo : comment remonter en selle ? »



2020-2021 : De nouvelles mesures toujours pour mettre en avant le vélo


Pendant cette crise sanitaire, le marché du vélo a explosé et l’État y a activement participé. En effet, le ministère de la Transition écologique a annoncé un Plan d’urgence vélo qui comportait 80 millions d’euros en avril 2020. Grâce à cela, les collectivités ou particuliers pouvaient faire appel à « Coup de pouce vélo » jusqu’à la fin mars de cette année.


Ce programme proposait :

  • Une remise de 50 € sur la réparation de votre vélo

  • Des formations gratuites de réparations ou entretien vélo

  • Une prise en charge de 60 % des coûts d’installation des places de stationnements sécurisés temporaires pour vélos.

Ce fonds d’urgence était prévu dans le cadre du programme Alvéole (programme CEE, Certificat d’Économie d’Énergie).



L’ADEME aide 227 territoires avec un montant de 15 millions d’euros depuis 2019 par le biais du programme Avelo. De 2021 à 2023, l’ADEME souhaite soutenir 400 territoires grâce au programme Avelo2 et un appel à candidature a été lancé en mars dernier.


Ces programmes permettent de :

  • Cofinancer des études

  • Cofinancer des expérimentations de services vélo (prêt/location, atelier d’auto-réparation…)

  • De cofinancer des campagnes de communication afin de promouvoir le vélo à grande échelle

  • De créer des postes de chargés de mission vélo


Il ne faut pas non plus oublier les 500 millions d’euros octroyés sur 5 ans, c’est-à-dire 100 millions tous les ans, dans le cadre du Grand plan d’investissements. Cet argent permet aux collectivités qui le souhaitent de financer les projets de développement de services de transport durables, dont des aménagements cyclables.


Lutter contre le vol de vélos


Une nouvelle fois, l’État souhaite lutter contre le vol ou recel de vélo. Ainsi depuis le début d’année 2021, tous les vélos vendus en France doivent disposer d’un numéro d’authentification, comme une sorte de carte d’identité pour vélo. Ce numéro permettra de retrouver le propriétaire après un vol. Cette mesure s’appliquera aussi aux vélos d’occasion le 1er juillet 2021.


Mai à Vélo


Récemment a eu lieu la fête nationale du vélo en mai 2021. Pour célébrer les 1 an des mesures prises par l’État lors de la crise de la Covid en mai 2020, le mois de mai est devenu un mois de célébration du vélo. Le but est d’organiser des événements pour inciter les citoyens à prendre définitivement le vélo comme moyen de transport principal.



Comme vous avez donc pu le constater, le gouvernement français se donne toutes les chances pour que ses citoyens prennent le pli d’utiliser un vélo comme moyen de transport plutôt que la voiture.


Si vous voulez en savoir plus sur l'entretien des vélos électriques, consultez notre article : « Chute à vélo : comment remonter en selle ? »


 

N’oubliez pas, en cas de problèmes techniques contactez un réparateur professionnel via notre application :